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UN P'TIT GOÛT DE CANADA
 

Le 25 novembre 2000 pour être précis, Serge passe à la maison. OK pour le Vieux Chaillol. On laisse une voiture sur Molines et on part de la station. La descente doit être belle versant ouest et en plus, on évite la grande traversée peu intéressante à ski. Les conditions semblent bonnes : il a neigé jusque vers 1200m puis la pluie jusqu'à 2500m a dû stabiliser la neige pour le passage clef , un verrou entre 2200 et 1700m. En plus, la poudre est retombé (10-20cm) cette nuit jusqu'à basse altitude.

8h. La montée est superbe. Un gars qui fait de la compet. et qui part en même temps que nous, fait la trace. La quantité de neige est impressionnante en altitude. Je le rejoins au pied de la pyramide terminale à 2700m où nous mesurons la hauteur de neige sur un replat : 250cm. Pas mal pour un mois de novembre. Je prends le relais pour la fin et sort au sommet vers 11h. Superbe. Paysages magnifiques, que du blanc ! On casse la croûte et on entame la descendre dans une neige poudreuse qui nous accompagnera...jusqu'en bas !!! La pente terminale achevée, on enquille sur la droite dans des petits goulets magnifiques, entièrement poudreux, et absolument vierges de traces alors que la voie normale se remarque de loin. On atteint un replat vers 2200m. "Il va falloir commencer à faire gaffe pour trouver le passage dans les barres". La descente continue à être exceptionnelle. En cherchant le passage dans le verrou, de nombreux chamois partent devant nous dans la poudre. La lumière rasante du fait du soleil à la limite des crêtes rend les paysages encore plus beaux. Puis nous basculons dans l'ombre en traversant de nombreux couloirs d'avalanches impressionnants, déjà purgés bien sûr. C'est magnifique. Les virages continuent à s'enchaîner dans la poudre, maintenant posée sur un fond dur. La vallée de Molines en Champsaur, longue et étroite, nous barre la vue et on se croirait à des milliers de kilomètres d'ici. Et non. On est en France et il y existe un nombre incalculable de parcours qui, pour peu qu'on choisissent bien les conditions, permettent un dépaysement total. Pas besoin d'aller bien loin.

A la fin, c'est la cerise sur le gâteau : la piste forestière du bas n'est pas dénéigée et est même recouverte d'une fine couche de glace : ça glisse et on finit au soleil par seulement 10 minutes à pied : fa-bu-leux !

En cherchant un peu, le bonheur et l'aventure sont à deux pas de chez nous !

Vieux Chaillol, novembre 2000
Un aperçu de la descente.

© lionel tassan 2000