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Mes sorties à pied de l'année 1998

(sorties classées par ordre chronologique décroissant)

 

58

Traversées du Devenson (Calanques)

De l'Eissadon à En Vau le 16/12/1998

Il s'agit d'un enchaînement de difficulté moyenne : traversée du GEP jusqu'à l'Oule (D-) puis traversée des écureuils par la corniche (AD). Tout a été réalisé en baskets. Belle ambiance dans le GEP avec des passages très variés. Bon équipement sur spits et pitons. Rocher moins franc et pas mal de végétation dans les écureuils avec un itinéraire pas toujours évident à trouver (2 pitons seulement). Elle est finalement moins intéressante que la classique par la falaise qui est un peu plus facile. Sortie à la brèche de Castelvieil. Avec Joël Crose.

57

Croix de Provence 945m (Sainte Victoire)

Voie noire le 11/12/1998

Une voie peu difficile (PD) avec un ressaut en bas et une cheminée avec un pas de IV+ (seule réelle difficulté) dans le haut. Il faut bien s'y coincer et ça passe tout seul. En baskets et en solo. Une façon agréable d'atteindre ce beau belvédère sur la Provence.

56

Paroi du Puits (Sainte Victoire)

Pilier et dièdre du Puits le 05/12/1998

Une matinée d'escalade dans ce beau massif avec Pascal Cristofani avant les cours de l'IUFM. Départ sympa dans le pilier. En revanche, je n'ai pas aimé le dièdre. D'abord, une escalade en fissure qui ne me convient pas, avec pas mal d'herbe et un bien vieil équipement. Et puis, dans L3, Pascal vole et casse un vieux clou en deux : une belle frayeur sans gravité.

55

Baù-Cézanne (Sainte Victoire)

Arête d'Aix le 01/12/1998

Une balade en solo dans la Sainte Victoire avec cette arête qui regarde la ville. quelques pas de III avec de la hauteur au-dessus du versant ouest incitent à y prendre une corde. Mais ça passe très bien en solo et en baskets pour un grimpeur de niveau moyen comme moi, mais ayant l'esprit un peu "montagne".

54

Plateau de Castelvieil (Calanques)

Traversée Ramond et directe Abert le 18/11/1998

Avec Patrick et François, nous sommes partis faire une voie équipée par Guy Abert dans le secteur de Castelvieil. Nous avons attaqué par la traversée Ramond dite aussi traversée de Castelvieil. AD, 750m de traversée avec quelques pas de IV dans une ambiance extraordinaire. Les pas sont équipés sur scellements ; prendre des sangles. Au bout de la vire, juste avant les rappels de la Sans Retour, deux rappels mènent au départ de la voie, au ras de l'eau. Elle se développe sur 140m de haut, en 6 longueurs très soutenues dans le 6a/b. Entièrement équipée sur spits. Très belle ambiance également. Difficulté : ED-.

53

Plateau de Castelvieil (Calanques)

Traversée Tabarly le 10/11/1998

C'est la dernière traversée du Devenson. En fait, elle se situe au sud du plateau de Castelvieil, souvent peu au-dessus de l'eau, sur un rocher excellent et dans une ambiance grand large. La voie est équipée de manière hétérogène : pitons, sangles et parfois quelques beaux spits tous neufs. Du point de vue de l'escalade, je trouve que c'est la plus belle traversée du plateau. Prendre coinceurs et sangles et bien faire attention à l'itinéraire. TD, 450m de traversée. Avec Cédric TASSAN.

52

Pic N de Berlanches 2161m (Belledonne)

traversée le 07/11/1998

Une très belle randonnée en ce début d'hiver sur Belledonne (déja pas mal de neige en altitude). Départ de la piste des Rambaudes (commune de Pinsot) vers 1400m (barrière). Montée au lac du Mont Mayen puis au Praillet (un chamois observé de près). De là, nous avons suivi la crête jusqu'au crêt Pointu puis à l'antécime nord des berlanches, au milieu des chamois (sente en versant nord). Pas mal de neige dans la pente nord mais ça passe bien à pied. On finit par le flanc sud de l'arête. Nous sommes descendus directement sur l'étang de Périoule puis de là au plan de l'Ours et à la Chevrette, terminus de la route du Veyton. Pour regagner la voiture, la piste de Pont Haut ramène du côté du Mont Mayen par 400m de remontée. Avec Stéphane Aguettaz. Dénivelé : 1300m

51

Grands-Moulins 2495m (Belledonne)

traversée le 31/10/1998

Avec Stéphane Aguettaz, nous sommes partis la fleur au fusil pour cette randonnée aérienne mais sans réelle difficulté en été. Montée par l'arête nord-ouest depuis le col de la Perrière. Dans un passage délicat au premier tiers, la neige est béton. En chaussures de rando, le passage est craignos. On s'aggrippe comme on peut. Plus haut, ça continue. Trop de neige, pas de crampons dans les passages où elle est dure ; on décide de redescendre. Mais nous sommes dans l'impossibilité de refaire en arrière le fameux passage. On brassera donc jusqu'au sommet avec retour par le versant sud où des coulées sont déjà descendues. L'hiver s'annonce bien. Dénivelé : 1000m.

50

Roc des Bœufs (Bauges)

arête sud le 17/10/1998

Une escalade facile du côté des Bauges (départ de Bellecombe). Nous sommes montés dans le décor bucolique du col de la Frasse en tirant à gauche pour rejoindre l'arête qui ne dépasse pas le IV sauf pour le passage clef où un pas de V+/6a est inévitable (mais on peut tirer). La plupart se fait à corde tendue. Redescente par le versant ouest et les chalets du Sollier. Difficulté : AD. Avec Céline Domeignoz.

49

Baù-des-Vespres 1010 m (Ste Victoire)

arête du grand couloir le 10/10/1998

Avec Céline Domeignoz, nous sommes montés en baskets vers cette arête. Pas la peine de chaussons pour cette voie qui ne dépasse pas le III sauf un pas en V/V+ dans la partie supérieure. Il est court et c'est un pas d'adhérance où de toutes façons, on peut tirer sur le clou. Retour par le grand Couloir équipé de chaînes. Toujours aussi craignos pour les chutes de pierres. Une bonne approche du massif pour Céline qui ne le connaissait pas.

48

Aiguille des Gat'z arts (Sainte Victoire)

voie voyage au bout de la nuit le 07/10/1998

Avec François Thirion, nous avons pris un but dans le surplomb de la Carrière et la L2 peu engageante du point de vue de la qualité du rocher et de l'équipement, après une première longueur très délicate. Nous nous sommes dirigés vers l'aiguille des Gatz'arts pour ne pas rentrer bredouille avec cette très belle voie qui s'est terminée ... au bout de la nuit car nous étions partis dans l'après-midi. Des coinceurs et des sangles permettront de compléter le bon équipement en place qui est assez espacé. ED-. Voir le topo.

47

Piliers de Subéroque (Sainte Victoire)

pilier des fourmis le 22/09/1998

Un but avec Guillaume Nizou dès la première longueur. En second de cordée, Guillaume lâche prise avec les doigts dans une petite fissure. Il en résulte une belle entorse.

46

Plateau de Castelvieil (Calanques)

Traversée Sans retour le 20/09/1998

Enfin, depuis le temps que je voulais y aller ! Avec Jean Périé, nous avons réalisé cette voie magnifique en 6h. Voir le topo. Le cadre et l'ambiance sont vraiment exceptionnels. La traversée fait 800 m de long. Difficulté : TD. Le portable (itinéris) ne passe pas. Attention à l'erreur d'itinéraire ou au problème de rappel.

45

Chalet de la Perrière (Belledonne)

Depuis Valpelouse le 14/09/1998

Une petite balade dans Belledonne à basse altitude (le chalet est aux alentours de 1850m) pour dire que je n'ai même pas pu l'atteindre en raison de chutes de neige importantes (1m vers 1800m). Il aurait fallu les skis.

44

Dent des Portes (Bauges)

Depuis Bellecombe le 12/09/1998

Une virée dans la neige de septembre qui a blanchi la montagne ce matin jusque vers 1000 m. Ca brasse un peu pour atteindre l'arête sommitale (50 cm vers 1900 m) mais le déneigement progresse vite. Nous ne sommes qu'en septembre. J'ai réalisé l'aller-retour depuis le hameau de Mont Devant, Bellecombe. Paysages typiques de moyenne montagne de Savoie.

43

Chalet des Plattières (Belledonne)

Depuis Prodin les 7-8/09/1998

Le projet initial de rando en boucle dans le secteur après une montée au chalet le soir a été avorté en raison des conditions météo. A noter que le chalet est très confort mais que le bois n'y était qu'en faible quantité. Avec Céline Domeignoz.

42

Aiguillette Saint-Michel (Chartreuse)

voie Coupé le 02/09/1998

Une jolie voie avec des passages d'artif à l'ancienne dans la deuxième partie. La voie est bien équipée de pitons dans les passages durs mais il est bon d'en avoir un ou deux ainsi qu'un marteau et un jeu de coinceurs. Voir le topo. Avec Philippe Boric.

41

Pointe de Rognier 2342m (Belledonne)

Depuis Prodin le 29/08/1998

Aller-retour depuis la chapelle de Prodin (au-dessus de Prelle). On passe successivement au chalet de la grande montagne puis à celui des Plattières. Beau belvédère au sommet après une fin un peu aérienne (typique de Belledonne) mais sans difficultés. Avec Céline Domeignoz. Déniv. : 1100 m.

40

Port-Cros

Tour de l'Estissac le 20/08/1998

Une découverte touristique d'une partie de ce deuxième parc national français. Il y a sûrement d'autres bons coins à voir mais il faut prendre le temps. Le secteur est très intéressant pour l'ornithologie. Par exemple, nous y avons observé le puffin yelkouan. Avec Céline Domeignoz, Delphine Tassan, Eric Barbier, Stéphane et Philippe Aguettaz, Philippe Bréchet.

39

Paroi de Bazel (Vanoise)

Pilier sud le 12/08/1998

Une virée vers le pilier sud (TD, 500 m) de cette belle paroi situé au-dessus de Val d'Isère, avec Philippe Boric. A l'attaque, qq nuages inoffensifs apparaissent sur la frontière. On enquille à bloc sur ce superbe rocher très bien équipé jusqu'à l'antécime (R11) que l'on atteint au bout de seulement 2h de grimpe. C'est là que l'orage nous cueille. Rappels sous la grêle et retour au bercail. C'est un but.

38

Aiguille de la Nova (Beaufortin)

Pilier sud le 11/08/1998

Une belle voie dans un cadre sauvage. L'équipement est très bon (qq coinceurs et sangles au cas où). Les 3 premières longueurs sont en 6a (voire un pas 6a/b) puis le reste dans le IV/V. A la descente, on a pris l'arête ouest puis le versant sud-ouest (bien pourri, attention aux pierres) qui ramène vers le lac de Presset. La grosse chaleur nous a conduit à nous y baigner. C'est quand même froid ! La voie fait 400 m, cotation : TD. Avec Nicolas Cardin.

37

Mont Blanc 4808m

Voie du Goûter les 06-07-08/08/1998

Comment emmener des amis bons marcheurs mais non aclimatés à l'altitude, au mont Blanc ? Le programme fut le suivant. Montée l'après-midi au refuge de tête Rousse par St Gervais et le train du nid d'Aigle. On y reste tout le lendemain (alt. : 3200 m) pour faire un peu de globules et bien se préparer. Dîner un peu plus tôt que d'habitude et léger. Départ à 19h pour le Goûter : la voie est libre. Arrivée vers 20h30. Là, c'est le gros bordel. Un tas de gens (que l'on ne peut appeler des alpinistes, du moins certains d'entre eux) de partout. On se ravitaille sur la terrasse du refuge puis, après le coucher de soleil, chacun se trouve un bout de table ou de banc pour se reposer un peu. RDV devant l'entrée du refuge à minuit... Minuit, la plupart dorment encore (ou du moins se reposent). Nous on se prépare et on se casse vers 1h30, au moment du clairon. Le plan marche : les gars ont la forme et l'affaire est vite torchée. Sommet à 5h. Merde, il fait encore nuit. Seb (le biassu) ressent les effets de l'altitude et commence à pêter un cable. Il décide de redescendre sans tarder. Freddo décide de ne pas trop traîner. Avec Nico, on passe plus de deux heures au sommet histoire de faire qq photos au lever du soleil et de fabriquer quelques globules (qui ne serviront à rien). On retrouve nos amis au goûter après avoir croisé tous les tableaux possibles sur l'arête des Bosses. Seb retrouve de sa superbe et bourrine dans la descente. Grosse sieste à tête Rousse si bien qu'il faut encore bourriner pour choper le train de 13h au nid d'Aigle. Ca passe. Aller, on va se bouffer une tartiflette à Cham puis on rentre à Allevard. Le chemin du retour fut le plus dangereux du trip. Tout le monde dormait même parfois le conducteur Nico.

36

Pic du Frêne 2807m - Grand Charnier (Belledonne)

Traversée le 05/08/1998

Parti sans but précis dans le Veyton depuis le terminus de la Chevrette, c'est sous la brèche du Frêne que se dirigent mes chaussures. De la brèche, je décide de faire intégralement l'arête jusqu'au sommet du pic du Frêne. C'est pas toujours facile avec quelques pas de III. Dans le haut, une fissure de 15 m en IV même directement au sommet mais c'est plus logique de l'éviter par la gauche. A la descente, j'ai pris directement dans la face nord : c'est raide et les rochers sont bien pourris. Les névés ont rapidement récolté des débris de mon passage. Pour revenir à la voiture, le plus court restait le col de Bourbière. Arrivé à celui-ci, j'ai poursuivi finalement jusqu'au grand Charnier. La dernière descente de 1500 m est assez usante pour les genous. Elle passe par la pierre du Carré. Dénivelé total : 2300 m. Boucle intégrale.

35

Moriond (Vanoise)

Voie normale le 01/08/1998

Uhe petite rando dans les alpages entre deux gouttes d'eau avec Nicolas Cardin, faute d'avoir fait l'été indien, la voie en face sud de cette montagne. Avec les conditions annoncées, notre séjour en Vanoise s'arrête là.

34

Dôme de Chasseforêt 3586m (Vanoise)

Depuis Pralognan le 30/07/1998

Philou quitte la Vanoise et me dépose aux prioux en partant. En attendant l'arrivée de Nicolas pour la suite du torchage, je décide une balade sur les glaciers de la Vanoise. Montée express en moins de 3h avec fin en courant sur le glacier jusqu'au sommet de Chasseforêt. Equipement utilisé (exemple à ne suivre qu'en connaissance de cause) : une bonne paire de baskets, deux bâtons et une paire de crampons légers pour le franchissement de qq névés raides. La zone est peu crevassée mais se méfier quand même. Retour par le refuge de la Vallette (bière oblige) puis en courant jusqu'au camping de Pralognan. Dénivelé : 1900 m.

33

Pointe de Creux-Noir (Vanoise)

Voie "Concerto pour instruments à hanches" le 29/07/1998

Accès par le téléphérique de Pralognan (on gagne 400 m de déniv et on fait une boucle), traversée du pas du mont Rosset et pied de la voie en face nord-est. Le rocher est suprenant (quartzite bien raide). La voie très bien équipée (les rappels aussi maintenant !). Belle escalade mais dommage qu'elle ne sorte pas au sommet. Avec Philippe Boric. Difficulté : TD

32

Petit Arcellin (Vanoise)

Arête ouest le 28/07/1998

Une petite voie avec Philippe Boric pour ce premier jour à Pralognan. L'arête ouest est très bien équipée et facile malgré un pas de 6a équipé en tire-clou. Descente par un couloir casse-gueule à l'est de la face (rappel équipé à mi-hauteur). Retour rando par le col du grand Marchet. Difficulté : D

31

Pic N des Cavales 3389m (Ecrins)

Voie "le diable au corps" le 26/07/1998

Après un bivouac longuement cherché (mais très confort) au Chatelleret, nous sommes montés très tôt pour éviter d'autres éventuels grimpeurs. Si bien qu'il ne faisait pas assez jour pour voir le premier point. Le temps de bouffer un p'tit truc et que Philou face comme d'hab. ses besoins au pied de la voie et c'est parti. Superbe escalade en dalles puis fissures. Le pas clef même en artif n'est pas donné. Difficulté obligatoire : 6a/A1. TD+ 350 m de hauteur. Descente en rappel dans la voie. Entièrement équipée en spits de 8 par Cambon mais l'espacement est parfois important (jusqu'à 15 m dans des long. deV+ en dalle ; prendre son temps)

30

Tête Blanche (Ecrins)

Voie "Têtes à claques" le 25/07/1998

Voie entièrement équipée dans la tête Blanche, à l'ouest de la tête de la Maye (La Bérarde pour ceux qui ne connaitraient pas encore ce sanctuaire de la grimpe). Quelques pas en 6a/6b mais peu de difficultés dans l'ensemble. Une TD sans histoires. Descente en rappel dans la face un peu n'importe comment mais ça passe.

29

Barre des Ecrins 4102m

Traversée le 23/07/1998

Une grosse bambée nous attendait ce jour, avec mon frère Cédric et Jean Périé. Départ à 4h du refuge Temple-Ecrins (montée donc la veille). Col des avalanches au pied de la face à 6h30. Nous rattrappons deux anglais partis plus tôt du refuge mais nous les laissons démarrer. Attaque de la voie à 7h. Les voyant pinailler, je me demande s'ils sont vraiment dans la bonne voie. J'enquille donc en suivant mon flair et nous finissons par les doubler. Jusqu'aux cables (faut un peu chercher pour les trouver), ça ne dépasse jamais le III. C'est du corde tendu avec des passages en rocher péteux. Les cables permettent de surmonter un ressaut en IV (dommage, le rocher est bon et c'est le passage le plus grimpant de la voie qui n'augmente pas vraiment la difficulté à première vue). A la sortie, il faut tirer sur la droite dans du mixte facile pour gagner le grand couloir qui sort entre le pic Lory et la Barre. Les anglais nous ont suivi et nous rejoignent à ce niveau. Cédric et Jean qui n'aiment pas trop la neige (et c'est vrai que le couloir est raide, proche des 50°, en tout cas il les fait à la sortie) préfèrent qu'on s'assure. Sommet de la Barre à 12h. Le mauvais temps qui s'annonçait s'est dissipé (ouf !). Grosse pause pour Jean qui en a ras le cul (c'est sa plus haute course en altitude, et sans acclimatation). Départ du sommet vers 13h. L'arête ouest de la Barre ne permet pas de courir. La corde se coince dans le rappel de la rimaye. C'est un peu le bordel. Nous sommes à 15h au col des Ecrins où une autre pose est réclamée. Dans les cables du versant ouest, Cédric et Jean choisissent de la jouer via ferrata. Cela peut se comprendre car ils sont fatigués. En tout cas, l'équipement du col a été mis à neuf et permet de ne pas se mettre terreur en cas de grosse fatigue. En les attendant sur la moraine de Bonnepierre, je vais chercher de l'eau qui commence à nous faire défaut. 17h, les voilà ! Jean est abattu. En plus ils a de grosses ampoules qui commencent à se former. On se ravitaille. Le temps reste beau donc on n'est pas pressé de rentrer (sauf moi qui, au bout d'un moment, en ai marre d'être en montagne - j'aime bien retrouver mon petit confort assez vite après une grosse course). A 18h, je prends la décision de descendre. Je bourre mon sac de tout ce que je peux pour les alléger en enquille en courant jusqu'à la Bérarde que j'atteins vers 19h30 tout au plus. Je prépare la bouffe après une bonne douche mais j'avais mal évalué la gravité des ampoules de Jean. Les deux compagnons débarquent au camping à 22h !

28

Tête de la Maye (Ecrins)

Voie "Li Maye Dülfer" le 21/07/1998

Très belle voie réalisée avec Jean Périé en 2h45. Haute de 350 m, elle est entièrement équipée sur spits et béton, et réserve de très beaux passages en dülfer. La descente la plus pratique consiste à revenir par le sentier de la Maye. Difficulté : TD+

27

Tête de la Maye (Ecrins)

Voie normale le 20/07/1998

Montée express (0h45) depuis la Bérarde pour les 800 m qui séparent le parking du sommet. Un décrassage après une journée de repos consacré au farniente et à quelques pas sur des blocs. Beau belvédère.

26

Meije 3982m (Ecrins)

traversée les 18-19/07/1998

Superbe itinéraire réalisé avec Cédric Tassan, Philippe Boric et Nicolas Cardin. Le premier jour, nous avons fait le matin la montée au Promontoire puis l'ascension en 6h effectives du grand Pic l'après-midi au soleil. Bivouac au sommet. Le lendemain, traversée des arêtes et retour à la Bérarde en stop. La voie normale n'est pas si aisée que ça : c'est long, avec des pas plutôt en IV qu'en III, à l'ancienne. La traversée est beaucoup plus facile et ne présente pas de difficultés notables avec le cable qui est en place. Difficulté d'ensemble : D-. Voir l'anecdote

25

Tête sud du Replat 3442m (Ecrins)

Pilier Chèze le 16/07/1998

Une voie classique faite avec Cédric (montée bivouaquer dans les environs du Chatelleret la veille au soir). Elle est équipée de pitons dans les passages les plus "durs" et ne dépasse pas le V. Prendre tout de même des coinceurs et des sangles de façon à faire les relais où l'on veut. L'ambiance est fort sympathique. Au sommet, on trouve un nain de jardin scellé. Descente par la voie normale avec une partie neigeuse un peu raide : baskets déconseillées. Niveau D.

24

Tête de la Maye (Ecrins)

Voie "Une Maye à l'endroit" le 15/07/1998

But dans la troisième longueur annoncée 6a+ et qui doit graviter dans le 6c. Passages très raides déversants sans prises franches. Le reste semble homogène en dalles.

23

Tête Blanche (Ecrins)

Voie "Tête de turc" le 14/07/1998

Première voie de notre séjour à la Bérarde. Après un passage corsé en 6b+ dans L2, la voie reste soutenue dans le V+/6a et homogène. De très beaux passages qui valent le déplacement malgré la vire médiane qui interrompt l'escalade. Descente en rappel. Entièrement équipée, TD+.

22

Parois d'Ailefroide (Ecrins)

Voie "la vie devant soi" le 06/07/1998

Une belle giclée de dalles pour cette longue voie (350m) dans le secteur de Palavar. Toute équipée sur spits, elle demande quelques pas finos dans le 6a / 6b. Réalisée avec Jean-Louis Millon et toute en libre. Cotation : TD+.

21

Parois d'Ailefroide (Ecrins)

Voie " à tire d'ailes froides" le 05/07/1998

Voie réalisée avec un gars rencontré au camping. "Facile" et essentiellement en dalles, les cotations annoncées sont généreuses. Réalisée en 1h40 pour les 250m. Cotation : D+. Rappels dans la voie.

20

Pic de Bartagne (Sainte-Baume)

Pilier de Bartagne le 24/06/1998

Il fallait bien un jour ou l'autre venir réaliser ce pilier historique (voie Tanner, 160m, ED-). Ce fut fait avec Jean Périé en bonne forme. La voie est entièrement équipée en pitons (prévoir quand même le marteau avec un ou deux clous au cas où et bien sûr qq coinceurs et sangles). C'est vraiment très beau ! Le départ présente un sale pas de bloc puis ça se calme sur deux longueurs (6a). Ensuite, ça se corse avec la longueur d'anthologie de 40m d'artif (toujours pas libérée à ce jour) qui est bardée de clous. Attention, nous avons quand même eu qq surprises avec un pas de 6b+ obligatoire (à moins de pitonner). Il vaut peut-être mieux la réaliser en deux longueurs pour éviter d'aller récupérer les dégaines. Un relais est prévu pour (un peu suspendu mais bon...). La suite est plus facile avant le pas difficile de la fin (6c/7a ?) qui passe aussi en artif et la sortie sur le fil du pilier, plein gaz. En résumé, un beau voyage ! Voir le topo.

19

Crêtes de la Civadière (Alpilles)

le 15/06/1998

Ce sont les arêtes situées juste au nord de la crête des Opies. Nous les avons traversées d'ouest en est en intégrale avec mon frère Cédric et mon Père Bruno. Pas de sentier mais un cheminement à trouver parmi la garrigue et les bois de chênes verts. Belles vues mais itinéraire plutôt sanglier ; d'ailleurs, nous en avons vus un.

18

Cancéou (Calanques)

voies "la Mouiète + dièdre de renard" le 03/06/1998

Bel enchaînement ce jour avec le gros Joël. A commencer par la Mouiète, une voie partiellement équipée de scellements. Parfois, ça engage un peu (prévoir coinceurs). La voie est TD. L'accès au Cancéou est toujours aussi merdique mais très beau. Au retour, nous avons fait le dièdre du Renard dans la paroi du renard. Beau dièdre (dommage que ce soir court - 3 longueurs, TD également). La voie est toute équipée sur spits de 8 mais vu leur état, je préfère de bons clous. Maintenance à revoir.

17

Dent de Crolles 2062m (Chartreuse)

Pilier sud le 01/06/1998

Voie historique qui remonte la partie droite du grand pilier. Le début (L1) est délicat avec un pas de V+ pas évident et du rocher très médiocre. Ensuite, ça s'améliore avec de belles parties en rocher gris compact. Le crux se situe dans la 5è longueur du pilier avec le passage d'artif, bien équipé (6c en libre ?). Suit encore du 6a toujours bien rempli de pitons. Ne pas oublier coinceurs et sangles. A la sortie du pilier, il serait dommage de ne pas faire le sommet. Les dernières longueurs sont faciles et aériennes en face est au-dessus de la vallée. Avec Nicolas Cardin. voie TD. Descente par le pas de l'Œille où Freddo et Seb nous rejoignent après avoir récupéré le sac planqué au pied de la voie. Merci à eux.

16

Castelvieil - En-Vau (Calanques)

voies "grande-Croisière + saphir" le 21/05/1998

Encore de la belle escalade dans les Calanques avec la traversée de la Grande Croisière. Très belle voie mais l'escalade est un peu particulière et engagée : deux longueurs en 7a puis 7b (passent en artif) puis un rappel en fil d'araignée avec jeté de corde sur un becquet que je n'ai pas vu (prévoir des crochets et tout ce qui peut se coincer pour éviter de rester pendu pendant 1h dans le rappel), un longueur en V+ bien expo... Mais l'ambiance est superbe. Au retour, Patrick s'est essayé dans une longueur (7c ?) équipée dans l'arche de Castelvieil. Puis nous sommes rentrés à la bagnole par l'arête de la Saphir à en Vau, vite torchée sous le cagnard à corde tendue.

15

Mont blanc du Tacul 4248m (Mont-Blanc)

goulotte Chéré le 22/04/1998

Approche à skis avec Nicolas Cardin et attaque de la goulotte au petit jour. Deux passages nous demanderont un peu de concentration : du mixte dans L2 (coinceurs à placer) et la partie la plus raide en glace (80° court). Le reste est rando avec une super glace. Mais attention car les conditions évoluent vite. Descente en rappel dans la voie sans aller au Tacul (trop de neige, voie normale craignos).

14

Aiguille du Midi 3842m (Mont-Blanc)

arête des Cosmiques le 21/04/1998

Une belle hivernale avec plus de 3m de neige fraîche sur le secteur. C'est pas toujours évident, d'autant qu'on (avec Nicolas Cardin) était en chaussures de ski. Avec les crampons en plus, le pas clef en IV+ devient finos. A l'arrivée, accueil comme il se doit des hordes de japonais sur la terrasse de l'Aiguille. Photos, applaudissement. C'est sûr, un immense exploit réussi ce jour par la cordée Cardin-Tassan.

13

Petite-Aiguille-Verte 3515m (Mont-Blanc)

Face ouest le 20/04/1998

Avec la neige tombée (2 à 3m en altitude), nous avons mis au rencart le projet ski sur Cham et préféré se tourner vers du mixte facile pour parfaire notre technique. Nous n'avons pas osé chausser les skis depuis le sommet de la pente ouest (50°/100, 5.1) tellement c'était chargé. Au retour, nous avons néanmoins décidé de rentrer par la mer de glace et le couloir rectiligne (4.2) qui était bien chargé lui-aussi. Dans les moraines de la mer de glace, grosse erreur d'itinéraire et déchaussage. Descente dans de raides pentes de cailloux au milieu des projectiles : c'était vraiment Beyrouth avec le dégel à cet heure-là ! Mais bon, ça passe et on se retrouve à nouveau à skis sur la mer de glace, un peu plus bas que le Montenvers. Tant pis, on descend jusqu'à Cham, les 500 derniers m en portant à travers les épicéas.

12

Parois de l'Aiguebrun (Buoux, Lubéron)

voie Marabounta le 16/04/1998

Un petit tour à Buoux avant le départ d'Isabelle et Nicolas. Juste pour dire que c'est toujours aussi beau mais que les cotations sont toujours aussi sèches. Lionel au tacos dans le 6a en fissure de la première longueur.

11

Crêtes de Saint-Ser (Sainte-Victoire)

Eperon de l'Ermitage le 15/04/1998

Deux cordées ce jour (Cédric Tassan - Nicolas LeMéhauté / Isabelle Courjault - Lionel Tassan) dans cette voir majeure de la Sainte. RAS, c'est toujours la grande classe. Cotation : TD (6a+ max., équipée sur pitons). Voir le topo.

10

Bec de Sormiou (Calanques)

tour et arête de l'extrême bec le 14/04/1998

Après une journée froide de couenne à Orgon, les Calanques étaient la deuxième partie de la découverte du sud par Isabelle Courjault et Nicolas Le Méhauté. Nous étions accompagnés par Jean Schoenenberger pour l'arête du Bec. En résumé, un parcours toujours aussi beau et bien équipé. Une voie à recommander pour la découverte de l'escalade en milieu relativement sécurisé. Attention au vent d'est (mer déchaînée) toutefois. Cotation d'ensemble (tour+arête du Bec) : D-. Voir le topo.

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Grande-Candelle (Calanques)

voies "les Hommes Volants + centrale" le 15/03/1998

Partis pour l'enchaînement avec Jean Périé, nous arrivons un peu entamés au pied de la Centrale. Les Hommes Volants ne sont pas donnés (L1 bloc puis c'est soutenu tout le long de la voie) mais surtout, grosse chaleur et plus d'eau. Repos à l'ombre et un yaourt nous redonnent le moral. Ca enchaîne donc et sans regrets : la Centrale est une des plus belles voies des Calanques. Soutenue dans le 6a (bien équipée sur spits) sauf la dernière (courte) longueur avec son pas de 6c. Au sommet, retour en courant sur Luminy et mise à sec de la fontaine du parking ! Bel enchaînement : près de 300 m d'escalade, ED-.

8

Paroi de la Carrière (Sainte-Victoire)

voie "carte bleue" le 08/03/1998

Après un but au surplomb de la carrière (nous nous sommes chiés dès L1) et une prise de tête plus loin, nous découvrons un pilier dans le secteur, absent de tous les topos. A première vue, ce n'est pas terrible mais la voie présentera qq passages intéressants si l'on fait abstraction de la végétation. L1 : dalles en III puis traversée vers le pilier. L2 : 6a au départ puis V en dalle (passé en artif avec deux pitons puis un autre pour s'assurer dans le V). L3 et L4 : IV max, pas mal de végétation, c'est pas majeur. L5 : 6a+ (en tête, je suis passé en artif sur 3 points). L6 : gradins de sortie (III). Nous avons laissé un piton dans L5 pour marquer le coup. Les deux pas de 6a passent facilement en tire-clou (matos à prévoir donc). Le reste est peu soutenu. Cotation : D. Nous avons nommé la voie "Carte Bleue" mais ça vaut pas le déplacement par rapport aux autres belles classiques du massif. En un mot, c'est une bouse. Mais bon, c'est toujours sympa d'ouvrir un truc et c'est une autre façon d'appréhender la discipline.

7

Belvédère d'En-Vau (Calanques)

voie les futurs croulants le 21/02/1998

C'est superbe. Il n'y a rien à dire. L'ambiance, la variété des passages, le gaz, le cadre. Une des plus belles du massif réalisé ce jour avec Jean Périé. Cotation : TD+ (6a obl.). Un grand moment d'escalade. Voir le topo.

6

Croix de Provence 945m (Sainte-Victoire)

enchainement sud "les Moussaillons + arête du jardin + arête sud-ouest" le 17/02/1998

C'est mon deuxième passage dans cette voie. Mais celui-ci en solo. Ca change mais c'est vrai qu'on n'a pas le droit à l'erreur. Je me suis auto-assuré dans 5 ou 6 longueurs (c'est un peu la merde) puis le reste en solo intégral. Au final, trop de temps (3h, presqu'autant qu'à deux) pour ces 400 m d'escalade (quand même !) peu soutenus. Mais c'est beau et suffisament long pour ressembler à une vrai course de montagne. Prévoir des coinceurs et des sangles pour compléter l'équipement en place. Difficulté : D-. Descente par le tracé rouge puis direction Aix boire une bière chez Titine (et plus si affinités).

5

Parois de l'Aiguebrun (Buoux, Lubéron)

voie le Goître le 11/02/1998

Notre premier passage à Buoux avec mon frère Cédric. Nous sommes revenus enchantés malgré un départ pas évident en fissure annoncé V+. Le cadre est reposant, au milieu des rouges-gorges qui viennent manger dans la main !

4

Saint-Pilon (Sainte Baume)

randonnée le 30/01/1998

Balade avec l'aumônerie de Salon jusqu'à la fameuse grotte et une entorse à la descente (baskets !) qui ne devrait pas m'empêcher de continuer. De belles voie d'artif dans la partie droite de la falaise du St Pilon (points tous les mètres, verticalité absolue). Mais il faut prévoir les plaquettes.

3

Crêtes de Subéroque (Sainte-Victoire)

voies "cheminée de l'arc-en-ciel + arête du grand Couloir + arête de Genty" le 18/01/1998

But dans la cheminée de l'arc-en-ciel (TD, 150m) avec mon frère Cédric. A mi-hauteur, un relais merdique dans la cheminée, un équipement craignos, un leader qui ne veut plus continuer, un dépassement difficile. Ca pinaille et hop, on largue les amarres. C'est pas la peine de se mettre terreur là-dedans. Bon, il faut se remettre en confiance. L'arête de Genty (D+, 150m), non loin, est attaquée par deux cordées. Tant pis, on laisse tomber et on va à la facile (AD+, 100m) arête du grand Couloir. A corde tendue, c'est torché en 15 minutes ! Pause au sommet alors que dans la Genty, la deuxième cordée est à deux longueur de la fin. Délire, et si on les rattrapait ? Descente en courant, traversée puis attaque de la voie à corde tendue. Gagné, le gars est rattrappé au dernier spit de la dernière longueur. Pour nous, ascension en 30 minutes. Ces deux voies, bien équipées sur spits, ont été une formalité. Ne pas oublier qu'à difficulté égale, l'équipement change toute la donne !

2

Signal Sainte-Victoire 969m

Eperon du Signal le 11/01/1998

Par un grand froid (vent de nord violent), avec Philippe Boric, nous avons réalisé ce beau pilier (TD+, 130m, 6b) qui borde le grand Parcours. Très belle escalade. Accès par le tracé noir puis la partie du grand Parcours dans le contrefort (V) pour s'échauffer. Retour par le sentier des cantilènes pour quitter au plus vite le vent sur les crêtes. La voie est entièrement équipée sur spits. En revanche, le grand Parcours nécessite un petit jeu de coinceurs (pitons en place). Voir le topo.

1

Aiguille des Gat'z-Arts (Sainte-Victoire)

voie Austerlitz le 07/01/1998

Avec le "gros" Joël (Crose). Une belle voie dans le secteur du signal (TD, 150m, 6a+ max.). La sortie au sommet de l'Aiguille n'est pas rééquipée et en rocher médiocre. Mais ça vaut le coup, d'autant que c'est court et que ça ouvre les portes d'une descente rapide et à pieds par le sentier des Cantilènes. Voir le topo.

 

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